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Emeric Peyredieu du Charlat

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Emeric Peyredieu du Charlat

DG - Audiencia BS - Secteur Enseignement, recherche, formation professionnelle

Depuis septembre 2016, Emeric Peyredieu du Charlat est le nouveau directeur général d’Audencia Business School. A la tête de Ecole supérieure de commerce nantaise, il continue de porter le plan de développement « Audencia 2020 » et veut conserver la place de l’école au sein de l’élite mondiale.

NN : Quel a été votre parcours jusqu’à ce poste de directeur général d'Audencia ? EPC : Je suis ingénieur de formation, diplômé de Centrale Lille. J'ai ensuite fait l'Essec Grande Ecole, dont je suis sorti en 1990. J'ai passé quinze ans chez Peugeot, alternant entre le siège et les filiales de vente, avant de rejoindre Berner, un des principaux distributeurs en B to B de consommables et d'outillage pour les professionnels. A la recherche de nouveaux défis, j'ai voulu m'orienter vers un domaine ayant une forte connotation "matière grise".  J'ai donc rejoint, en 2010, le monde académique et l'association des diplômés du groupe ESSEC, que j'ai dirigée jusqu’à septembre 2016.   NN : Qu'est-ce qui vous a attiré dans la direction générale d'Audencia Business School ? EPC : C'était une bonne combinaison de mes postes précédents. J'ai passé six belles années à ESSEC Alumni et j'ai voulu continuer dans l'univers de l'éducation, en en prenant les manettes. Les diplômés sont l'aboutissement du travail d'une école, je voulais remonter dans la chaîne et travailler en amont. L'éducation est un domaine passionnant dans lequel la France est performante, même s'il reste beaucoup à faire en termes de structuration et de simplification.   NN : Quels sont les axes forts sur lesquels vous allez travailler ? EPC : En prenant mon poste, j'ai eu la chance de pouvoir m'inscrire dans la continuité du plan Audencia 2020, initié l'an dernier par mon prédécesseur Christophe Germain. Notre plan de développement prévoit une approche internationale, car une école comme Audencia ne peut plus penser d'abord pour la France et ensuite pour le monde. Nous faisons déjà partie des rares écoles étant triplement accréditées au niveau international et continuons à mettre la pédagogie aux normes internationales, embaucher des professeurs d'autres pays, nous ouvrir au monde en co-construisant avec nos étudiants et nos partenaires. Certes, cette politique a un coût, mais elle est indispensable à notre développement futur. Par ailleurs, nous nous spécialisons sur les questions éthiques. Il ne peut y avoir de développement durable sans éthique. Avec l'augmentation du volume d'information disponible, les entreprises prennent désormais leurs décisions en ayant une connaissance accrue de leurs répercussions. Elles doivent donc adopter un comportement qui intègre les conséquences de leurs actes. C'est ce que l'on appelle la RSE et c'est un sujet qui nous tient à cœur, dans la conduite de notre projet et dans nos recherches. Nous venons d'ailleurs de signer une chair avec les Galeries Lafayette sur ce thème. La transdisciplinarité est un autre axe fort de notre développement. Nous essayons d'utiliser toutes les ressources offertes par notre écosystème. Si vous prenez l'exemple du Concorde, le projet s'est soldé par un échec car il a été conçu uniquement par des ingénieurs. A l'inverse, le développement de l'Airbus a réuni des politiques, des ingénieurs, des managers, des commerciaux et c’est un triomphe. C'est dans cet esprit que nous souhaitons renforcer les interactions entre les différentes disciplines, notamment via notre alliance avec Central Nantes et l'Ecole d'architecture.   NN : Le développement de l'école passe également par de nouveaux programmes... EPC : La baisse des subventions est une réalité à laquelle nous devons nous adapter. Nous cherchons de nouvelles ressources mais ne voulons pas transiger sur la sélectivité à l'entrée de l'école. La solution est donc de développer de nouveaux programmes plutôt que d'augmenter le nombre d'étudiants par discipline. Nous allons d'ailleurs recruter un directeur des programmes et avons lancé un nouveau master spécialisé. Nous développons actuellement un bachelor  sur 4 ans, une corde qui manquait à notre arc.   NN : Quels changements souhaitez-vous porter en particulier ? EPC : Audencia est une école très discrète et c'est quelque chose que j'aimerais voir évoluer. Nous avons un accompagnement des étudiants extrêmement performant, nous sommes très innovant dans l'approche par compétences, mais cela se sait peu. De façon générale, nos fondamentaux sont très solides, mais nous ne sommes pas assez ouverts au monde extérieur. Il faut que nous fassions mieux connaitre notre travail. Pour cela, nous avons récemment regroupé toutes nos écoles sous une même marque. Le mouvement est en marche et pour moi le potentiel d’Audencia Business School est énorme.   Propos recueillis par David Rozec, drozec@nomination.fr