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Comment Mailinblack évite la paralysie informatique des hôpitaux

Comment Mailinblack évite la paralysie informatique des hôpitaux

Il n’y a pas de trêve durant l’épidémie de Covid-19. Le leader français de la protection de messageries constate même une recrudescence des attaques informatiques. Point sur la situation en compagnie de Thomas Kerjean, CEO de Mailinblack.

Durant cette période difficile, Mailinblack offre une protection gratuite ?

Nous avons lancé une opération pour protéger les hôpitaux, établissements publics de santé et Ehpad. Un service sans engagement, sans condition et totalement gratuit. Plus d’une vingtaine d’hôpitaux ont déjà réagi positivement. Nous travaillons de concert avec le ministère de la Santé et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Nous proposons aussi notre aide aux collectivités.

Les hôpitaux sont vulnérables ?

Oui car ils manquent de moyens. Ils sont moins bien équipés, les PC ne sont pas à jour, les failles de sécurité ne sont pas patchées. Ils n’ont pas atteint le niveau de maturité numérique d’un groupe du CAC40. Humblement, nous aidons à éviter la paralysie informatique qui engendrerait une incapacité à enregistrer de nouveaux malades, de communiquer des résultats d’analyses ou de gérer la logistique des masques et de l’oxygène.

« Nous découvrons une fracture numérique en France »

Côté entreprises, les menaces sont plus élevées ?

Habituellement, nous stoppons 25.000 malware et tentatives de phishing pour une ETI-PME. Nous constatons une croissance de l’ordre de 40 à 45%. En ce moment, il y a des vagues d’hameçonnage. Par exemple, des demandes de réinitialisation de logins Office 365. C’est inquiétant lorsque l’on sait que le coût d’une attaque pour une PME française est de 97.000 euros en moyenne. Pour elles, c’est un choc de trésorerie. Alors qu’une TPE peut déposer le bilan.

Le télétravail aggrave les risques ?

Avec le téléphone, le mail est l’outil central de la communication d’une PME. Or, la France a été mise en télétravail en marche forcée. Les utilisateurs travaillent dans un contexte différent où les échanges documentaires ne sont pas protégés par des normes comme le VPN. Les grands groupes ont des couches technologiques nombreuses mais PME et ETI françaises sont plus vulnérables. Avec cette crise, nous découvrons une fracture numérique en France. C’est impressionnant.

« Les moins éduqués numériquement sont des proies faciles »

Comment se manifeste cette fracture numérique ?

De nombreux ordinateurs ont été achetés en urgence, la digitalisation du travail est relative en France et il existe d’importantes disparités sur le territoire. Au sein de la population éligible au télétravail, les moins éduqués numériquement sont des proies faciles. Il faut espérer que cette crise vienne modifier certaines cultures d’entreprises. Cela passera par une flexibilité accrue du travail et une capacité à travailler à distance dans de meilleures conditions.

En temps normal, Mailinblack apporte aussi des gains de temps ?

Les PME et les ETI s’adressent à nous pour des questions de sécurité tandis que les TPE nous sollicitent pour y voir clair dans leurs messageries. En moyenne, un cadre reçoit 150 mails légitimes sur le plan technologique par jour. La désintermédiation a offert des gains de productivité tout en engendrant – potentiellement – des nuisances en dehors des horaires de travail. Afin de diminuer le technostress, nous sommes en train de développer une solution de droit à la déconnexion. Cette dernière est actuellement en bêta-test.

Propos recueillis par Adrien Ares

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