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François Rubichon et Stan Monheim

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François Rubichon et Stan Monheim

Autogrill France - Secteur Chaînes de restauration

Durant la période estivale, de nombreux voyageurs se sont restaurés dans une enseigne du Groupe Autogrill®. François Rubichon, Président de la Holding de tête en France, et Stan Monheim, Directeur Général Autogrill France, nous parlent d’une société qui compte en moyenne 2.500 collaborateurs pour 187 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016.

Un des objectifs d’Autogrill est de se développer en Hexagone notamment sur des marchés à fort potentiel. Lesquels ? François Rubichon : Sur nos métiers traditionnels, notre but est de nous renforcer. Nous devons continuer à gagner des parts de marché et travailler avec de nouveaux concédants. A cela s’ajoute notre souhait de nous développer sur des marchés connexes, des marchés d’avenir pour le Groupe Autogrill®. Par exemple, nous nous sommes récemment implantés sur le marché des villages de marques à Miramas avec Bistrot. Développé en partenariat avec l’Université des Sciences Gastronomiques de Pollenzo, ce concept très qualitatif, dans un cadre esthétique et de confort élevé, travaille des produits locaux et sur le principe du kilomètre zéro. Pour nos marques locales et internationales, nous cherchons la bonne adéquation entre le concept et l’évolution du marché. « L’innovation est dans notre ADN » La montée en gamme fait-elle partie de vos leviers ? FR : Pas seulement… Nous bénéficions d’une réelle expertise sur les hyper-flux. Nous offrons de la restauration de qualité à des voyageurs sur des flux tendus avec des hyper pointes en journée. Notre cœur de métier peut s’enrichir d’offres diverses. D’ailleurs, nos partenaires concédants (autoroutes, aéroports…) profitent de la diversité. C’est le renouvellement des concepts, des décors, les créations qui fidélisent la clientèle. Stan Monheim : Je rejoins François : notre cœur de métier reste l’hyper-flux. Lorsque nous avons été confrontés à la vague d’appel d’offres pour les autoroutes, nous nous sommes posé des questions à la fois sur notre offre et notre ADN. Au final, on s’est recentré sur ce qu’on sait faire : écouter nos clients. Nous adaptons nos offres en fonction de la demande des consommateurs d’aujourd’hui. Certains réclament des marques internationales (McDonald’s, Starbucks…), d’autres préfèrent un retour à l’authenticité, au local comme le concept Bistrot. Nous avons pris du recul pour mieux travailler nos offres et nous lancer maintenant. La concurrence s’est-elle accrue pour les concessions et les emplacements ? FR : Effectivement, la concurrence s’est accrue mais la vie des affaires est faite de concurrence. Cela fait progresser tout le monde et le consommateur en tire les bénéfices. C’est positif pour notre métier même s’il est vrai que la concurrence est plus soutenue que précédemment. Chez Autogrill, la concurrence ne nous fait pas peur, elle nous stimule. SM : On n’a pas tellement de concurrence. Qui a été le premier à ouvrir des Starbucks en autoroute ? Qui a été le premier à réintroduire BURGER KING® en France ? Qui a développé massivement McDonald’s en premier sur autoroute? Qui est le premier à ramener la territorialité et le kilomètre zéro pour les produits ? C’est Autogrill. L’innovation est dans notre ADN. Monsieur Rubichon, vous allez apporter à Autogrill votre expérience dans le domaine des transports ? FR : Lorsque j’ai été numéro 2 d’Aéroports de Paris, j’ai été de l’autre côté de la barrière. Je sais ce qu’un concédant attend d’un opérateur comme nous. Nous devons fortement accompagner la politique de qualité de services aux passagers. Aujourd’hui, je mets mon expérience au service d’Autogrill. Les ambitions d’Autogrill sont d’innover ou d’augmenter les points de ventes et les franchises ? FR : L’un n’empêche pas l’autre. Bien au contraire ! L’innovation est un merveilleux moyen de développement pour rester leader sur son marché. Nous allons renouveler les points de ventes existants et en ouvrir d’autres afin de toucher une clientèle différente sur de nouveaux territoires. « La digitalisation aide à la vente et augmente la qualité des services » Proposez-vous des offres dédiées aux voyageurs d’affaires ? FR : Les voyageurs d’affaires font partie de notre clientèle. Ces derniers représentent même 20% du trafic low-cost. Nous considérons cette clientèle sans qu’elle justifie d’offres séparées des autres. Cependant, nos points de ventes s’adaptent pour permettre de se restaurer et de travailler en même temps. Etes-vous déjà engagé sur la voie de la robotisation ? FR : Nous misons sur la digitalisation car nos secteurs resteront toujours humains. Avec la prise de commande à la borne par exemple, le digital apporte un niveau de service supplémentaire. SM : Toutes les sociétés cherchent à faire des gains de productivité. Nous avons installé des bornes dans certains de nos concepts et avons constaté parfois jusqu’à 50% d’augmentation du chiffre d’affaires. Mais que faire de ce gain ? Nous ajoutons une couche de service. Chez McDonald’s nous pouvons servir les gens à table. La digitalisation aide à la vente, augmente la qualité des services et nous permet de répartir les équipes au meilleur endroit. Avez-vous une devise que vous appliquez à votre vie professionnelle ? SM : « Faire les choses sérieusement mais sans se prendre trop au sérieux ». FR : J’ai la conviction qu’on ne réussit qu’avec les femmes et les hommes des entités dans lesquelles on travaille. C’est cet esprit que j’ai retrouvé chez Autogrill. Propos recueillis par Adrien Ares aares@nomination.fr