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Guillaume Papin

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Guillaume Papin

Directeur de la communication et des affaires publiques de l’Ordre des avocats de Paris - Secteur Associations, fédérations, syndicats

Guillaume Papin est depuis juillet dernier le directeur de la communication et des affaires publiques de l’Ordre des avocats de Paris. Il nous présente son nouveau poste et les prochaines échéances de l’institution, qu’il s’agisse du virage numérique de la profession d’avocat ou de la présidentielle de 2017.

NN : Quel a été votre parcours jusqu’à ce poste de directeur de la communication et des affaires publiques de l’Ordre des avocats de Paris ? GP : J’ai travaillé un an dans une agence d’évènementiel spécialisée dans les défilés de mode et la haute couture. Ensuite, je me suis lancé dans la communication institutionnelle en intégrant le Ministère de la Santé où j’ai d’abord eu la responsabilité de la communication, avant de m’occuper des campagnes gouvernementales d’information puis d’intégrer la cellule interministérielle de gestion de crises. Après six ans au ministère, j’ai rejoint la Ligue contre le cancer où j’ai pris en charge la communication et les partenariats d’entreprises. S’est ensuite posé la question de la suite à donner à ma carrière, le monde de la santé me passionne mais je ne voulais pas y être cantonné. Je souhaitais changer de secteur tout en restant dans un univers dont je partage les valeurs. Etant très attaché à la défense du justiciable, je n’ai pas hésité quand s’est présentée cette offre de l’Ordre des avocats de Paris.   NN : Quelles sont vos missions à ce nouveau poste ? GP : Je m’occupe de la communication institutionnelle de l’Ordre des avocats de Paris et assure son rayonnement. En interne, je communique sur les services proposés par l’Ordre aux 24 000 avocats du Barreau de Paris. Vers l’extérieur, je suis chargé de valoriser la profession d’avocat, par le biais de différents évènements. En octobre dernier, nous avons par exemple organisé « Avocats dans la cité », avec des consultations gratuites destinées aux Parisiens, prenant place dans des lieux emblématiques de la capitale. Ce nouveau poste possède également une dimension politique. Le bâtonnier en place a une ligne politique et l’un des objectifs de ma fonction est de la valoriser. Plus globalement, la partie « relations publiques » de mon travail consiste à populariser la profession auprès des élus et des décideurs. La dimension internationale compte également beaucoup, nous avons beaucoup d’avocats parisiens qui travaillent dans des grands cabinets internationaux et ces firmes souhaitent de leur côté s’installer à Paris. Notre rôle est de favoriser les échanges entre les différentes parties.   NN : Quels sont les grands enjeux de communication pour L’Ordre des avocats de Paris ? GP : Cela dépend beaucoup du bâtonnier en place. Chacun a son programme, le bâtonnier actuel a une vision très européenne de la Justice. Avec la conviction que la Justice sera plus forte si elle se construit au niveau européen. Un des grands enjeux à venir est évidemment l’élection présidentielle de 2017. Il va falloir échanger avec les politiques, recueillir leur vision du futur de la Justice et leur présenter notre point de vue. Il y a des sujets comme le numérique qui seront abordés en priorité, mais également des questions plus techniques et d’autres directement en rapport avec le justiciable, comme l’aide juridictionnelle.   NN : Quelle image l’Ordre souhaite-t-il renvoyer au grand public ? GP : Nous souhaitons lui faire comprendre que les avocats peuvent être utiles dans la vie de tous les jours. Nous voulons casser le côté inaccessible de l’institution, ancrer la profession dans le quotidien des gens et montrer son utilité. Pour cela, nous allons surfer sur la vague du numérique, toutes ces plateformes qui facilitent l’accès à la Justice et cassent le côté anxiogène de la profession. Mais nous restons prudents face à cette nouvelle offre et nous surveillons de près la déontologie de ces nouveaux services. Nous voulons afficher une plus grande transparence, faciliter la compréhension d’une profession très complexe. Nul n’est sensé ignorer la loi, mais pour autant on ne peut tout connaître. Notre message est le suivant : il y a des professionnels pour vous aider sur ces questions.   NN : Quelles sont vos prochaines échéances majeures ? GP : Fin novembre, début décembre nous devons gérer la rentrée du Barreau de Paris. A cette occasion, nous organisons des séminaires et des colloques sur des questions d’actualité, comme l’accord de libre échange entre l’Europe et le Canada. Viendra ensuite l’élection du nouveau bâtonnier ou nous travaillons avec les différents candidats sur leur profession de foi et la valorisation de leur candidature. L’élection présidentielle occupera une place très importante dans les mois à venir. Pour nous, c’est l’occasion de plaider pour plus de moyens. Ce combat est fondamental, la France n’a pas un budget de la Justice à la hauteur de son rang. Il faut plus de ressources, plus de magistrats, un meilleur accès à l’institution pour les justiciables. Le bâtonnier de Paris est entendu par les politiques et nous portons la voix d’un avocat sur deux en France. Conscients de cela, nous souhaitons peser dans la future réforme du monde judiciaire.   Propos recueillis par David Rozec, drozec@nomination.fr