S'inscrire à la newsletter

S'inscrire à la newsletter
Jean François Roulon

Accueil  >  Ressources   > Blog

Jean François Roulon

Cartamundi France - Secteur Culture & Loisirs

Bridge, poker, rami, belote… Les vacances d’été sont propices aux parties de cartes en famille ou entre amis. L’occasion était trop belle de connaître le jeu de Jean François Roulon, directeur général Cartamundi France. Pour rappel, Cartamundi est la première entreprise mondiale du domaine de la production et de la vente de cartes à jouer et de jeux de société et propriétaire, depuis 2014, de la société France Cartes basée à Nancy.

La période estivale est-elle favorable en termes de ventes pour Cartamundi ? Jean François Roulon : Tout à fait ! C’est un peu notre Noël à nous ! Nous avons une typologie de produits familiaux et nomades qui s’adaptent bien aux transports donc aux vacances. Nous proposons même des déclinaisons de jeux de société réadaptés en jeux de cartes. Il s’agit de notre gamme Shuffle avec des titres comme Monopoly Deal, le Trivial Pursuit ou Cluedo. « Nous participons à des campagnes de grande ampleur » Et vous supervisez l’ensemble des activités du groupe ? JFR : Effectivement. Contrairement à des acteurs qui sont axés fabricant ou éditeur, un groupe comme le nôtre repose sur trois piliers : la fabrication, la distribution de nos propres jeux et marques (telles que Grimaud ou Ducale) et la promotion. La fabrication est notre cœur de métier puisque nous produisons les jeux de société et les cartes pour les références du marché comme Hasbro par exemple. Ensuite, éditer des jeux de cartes reste l’ADN de notre groupe. Enfin, la promotion concerne l’accompagnement d’activités promotionnelles des marques ou distributeurs à travers notre savoir-faire du jeu de société. Vous proposez donc vos services à des sociétés ? JFR : En B2B, nous faisons notamment des cartes publicitaires personnalisées avec insertion du logo. Outre le côté objet publicitaire, nous participons à des campagnes de plus grande ampleur. Nous travaillons avec de grandes marques sur des activités de promotion et de fidélisation. Ce fut le cas avec Disney. Nous avons également fabriqué des cartes avec de grands acteurs de la distribution qui ensuite sont offertes aux clients en bout de caisse. « La carte peut être le trait d’union entre le physique et virtuel » Est-ce que vous équipez les casinos ? JFR : En France, c’est un marché en baisse depuis plusieurs années à cause de la prédominance des machines à sous et du recul du poker. La demande s’oriente de plus en plus sur des cartes plastiques qui sont moins au cœur de notre métier. Or, les casinos préfèrent des cartes plastifiées car elles ont une meilleure résistance dans le temps. Mais en Asie, la demande autour des jeux de cartes reste toujours forte, notamment à Macao et en Corée. En tant que maître cartier français avec votre marque Grimaud, quelle place laissez-vous à l’innovation ? JFR : Il est vrai que nous disposons d’une réelle expertise, nous nous inscrivons dans une forme de tradition. Pour vous donner un ordre d’idée, nous sommes en mesure de faire des cartes de luxe tranchées or et poncées à la main. Mais nous sommes bien évidemment ouverts à l’innovation. Ainsi, nous utilisons des technologies innovantes pour fabriquer des cartes à gratter ou odorantes. La carte peut même être le trait d’union entre le physique et virtuel. C’est le cas de la carte RFID. Issue d’une technologie particulièrement complexe, cette carte est équipée d’une puce reconnue par les appareils digitaux. Elle ouvre de nouvelles possibilités pour les jeux-vidéos ou les jeux de plateau. Avez-vous une devise que vous appliquez à votre vie professionnelle ? JFR : « Sharing the magic of playing together ». Notre marque est faite pour que les gens se retrouvent et jouent ensemble. Ce n’est pas anodin à une époque où l’on constate le besoin de déconnexion, de digital detox et le retour au lien physique et réel. Notre marché connait une progression, une bonne dynamique sur ces cinq dernières années notamment grâce à la forte croissance du marché des jeux de société. Propos recueillis par Adrien Ares aares@nomination.fr