Ronald Sannino, directeur du développement, des stratégies publiques et territoriales d'Altarea - Nomination

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Ronald Sannino, directeur du développement, des stratégies publiques et territoriales d’Altarea

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Ronald Sannino, directeur du développement, des stratégies publiques et territoriales d’Altarea

Altarea est un développeur immobilier présent sur les trois principaux marchés de l’immobilier (commerce, logement et immobilier d’entreprise). Récemment, Ronald Sannino a rejoint l’aventure en tant que directeur du développement, des stratégies publiques et territoriales.  

En quoi consiste vos missions ?

Altarea est avant tout un « entrepreneur de ville ». J’ai eu l’opportunité de rejoindre une société très engagée dans la transformation urbaine. Elle rassemble des marques comme Cogedim, Pitch Immo, Histoire & Patrimoine ou encore Woodeum.

Le droit de la construction et de l’aménagement est très encadré en France. C’est un sujet qui relève de la compétence des territoires et des élus locaux très soucieux du développement de leurs bassins de vies. Il est impossible d’accompagner ces mutations nécessaires sans avoir des contacts réguliers, des échanges sur le long terme avec les collectivités locales. C’est une mission essentielle que j’ai le plaisir de mener pour Altarea afin d’accompagner le groupe dans son développement et maintenir des relations de confiance avec nos partenaires. Dans ces sujets, nous sommes dans la coproduction.

« Le développement d’un projet doit s’inscrire dans une relation durable »

Vous avez été de l’autre côté du miroir à la mairie de Lyon. Cette expérience vous sert aujourd’hui ?

Oui, c’est cette double expérience publique puis privée qui est très enrichissante. Les deux sphères dans ce domaine comme dans d’autres sont amenées à collaborer. Aujourd’hui, et demain probablement encore davantage. Cela nous encourage à poursuivre notre travail pour établir une discussion long terme avec les élus et les collectivités locales. Je crois beaucoup à la capacité de nous ancrer dans les territoires. Aujourd’hui Altarea est régionalisé pour un contact quotidien auprès des décideurs, un travail de liaisonnement au long cours afin que le développement d’un projet s’inscrive dans une relation durable.

Quelles sont les spécificités des négociations avec des élus ?

C’est un travail de longue haleine. Nous devons être en mesure de comprendre les volontés de la collectivité et de leurs élus sur un territoire donné. Il n’y a pas un seul décisionnaire car le maire et ses adjoints prennent des décisions de façon collégiale. Et nous travaillons également de concert avec les services instructeurs. Altarea est identifié dans les territoires comme un développeur, un « acteur hybride de l’immobilier », à la fois propriétaire foncier, investisseur, promoteur et gestionnaire de bâtiments sur le long terme. Nous sommes durablement là, c’est notre différence et aussi notre force.

« Expliquer comment et où nous pouvons apporter notre expérience et de la valeur ajoutée»

Cela veut dire qu’un changement d’équipe municipale peut chambouler les décisions ?

Absolument. Nous devons nous adapter en permanence. Parfois les équipes municipales sont à peine installées et doivent déjà prendre des décisions importantes. Cela peut représenter un domaine de compétence nouveau pour certaines personnes. De surcroît l’urbanisme est une matière vivante. A nous de les accompagner au mieux pour expliquer comment et où nous pouvons apporter notre expérience et de la valeur ajoutée.

Quelles sont les grandes évolutions à venir ?

Notre métier touche étroitement la vie quotidienne et en cela nous devons nous adapter mais aussi anticiper les grandes mutations. La crise que nous traversons accentue ces tendances.  Elle a pu mettre en exergue le sujet de la difficulté à se loger aujourd’hui.

Enfin la problématique du changement climatique est dans tous les esprits. La loi Climat et résilience est une injonction pour s’adapter. Chez Altarea, nous avons pris le sujet à bras le corps depuis plusieurs années. En 2020 nous sommes fiers de la réduction de l’intensité de nos émissions de gaz à effet de serre (GES) de plus de 80% depuis 2010. Ce résultat récompense une trajectoire qui porte ses fruits.

Propos recueillis par Adrien Ares