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Erwan Tanguy, directeur commercial de la Semmaris

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Erwan Tanguy, directeur commercial de la Semmaris

La Semmaris est la société gestionnaire du Marché International de Rungis. Dernièrement, Erwan Tanguy en est devenu le directeur commercial. Discussion autour de sujets de saison : vision métier, innovation, adaptation et RSE.

Vos défis tournent autour de la réinvention ?

Je travaille pour une foncière qui a pour objectif de gérer le Marché. Je suis un homme de produits : j’ai passé 95% de ma carrière à des postes opérationnels. La Semmaris est allée chercher un profil issu de ces filières afin d’avoir une vision d’ensemble sur les problématiques liées à la distribution et à la production. Aujourd’hui, il y a un retour du bien manger, du bon produit. Mon objectif est donc d’intégrer l’ensemble des tendances et des nouveaux usages dans nos offres et auprès des acteurs qui composent notre Marché.

« Dans une même journée on passe du patron de Sysco au producteur local »

Votre expérience professionnelle est donc un atout ?

Mon parcours chez des poids lourds de la distribution dans les fruits et légumes et dans la marée est précieux. Je viens de ce monde. J’ai une vision métier et pas seulement d’agenceur. Je capitalise dessus pour mettre en place une chaîne de valeurs qui soit positive pour les agriculteurs comme pour les consommateurs finaux.

Quelles sont les spécificités du commerce dans le domaine de l’agro-alimentaire ?

En tant que marché de gros, nous ne devons oublier personne. Il faut organiser un carrefour qui réunit celui qui produit et celui qui achète. Nos interlocuteurs ont des tailles multiples ; du petit producteur à la grosse structure. Cela nécessite des capacités d’adaptation quand dans une même journée on passe du patron de Sysco au producteur local. C’est tout cet écosystème qui doit être intégré dans notre réflexion. L’accompagnement est également important durant cette période où des filières sont impactées par la crise ou exposées en raison de leur dépendance aux acteurs de la restauration.

« Sur le Marché de Rungis, il n’y a pas de place pour l’approximation »

C’est plus simple de travailler dans un établissement prestigieux et reconnu ?

La notoriété facilite certaines choses. Aujourd’hui, nous connaissons un taux de remplissage record. Nous sommes contraints par le volume des bâtiments. A nous de trouver le bon équilibre pour que tout le monde trouve sa place : grandes entreprises, logistique, start-up…

Etre leader sur son marché, ça change quoi ?

Cela nous impose de créer, d’être toujours avant-gardiste, d’avoir un coup d’avance. Par exemple, nous dédions des espaces aux sujets de demain. Sur le Marché de Rungis, il n’y a pas de place pour l’approximation car les volumes engagés sont stratégiques et impactants. A contrario, l’outsider a la chance de pouvoir se tromper plus facilement car sa structure est plus agile.

Selon vous, quelles évolutions vont toucher le commerce ?

Après le cycle de l’hyper, puis du supermarché, nous sommes entrés dans le cycle du bien manger et du bien-être. Des notions portées par le Marché de Rungis depuis de nombreuses années. Le numérique va prendre sa place autour de sujets comme la digitalisation des modes opératoires, l’optimisation de la logistique ou le click & collect que nous avons déjà déployé. Les sujets RSE autour du local, du bio et des produits à haute valeur environnementale seront encore plus présents. Surtout près des mégalopoles.

Propos recueillis par Adrien Ares

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